Béatrice Corti-Dalphin


Biographie

Béatrice Corti-Dalphin est née à Genève (Carouge) le 30 juillet 1936. Père expert-comptable, mère institutrice. Un frère, Pierre, violoniste et luthier.

Béatrice était une petite fille des temps passés. Elle portait de jolies robes couleur pastel, des souliers vernis à bride, et des chaussettes blanches. Elle interrogeait parfois les adultes, mais les adultes préféraient ne pas répondre. Il paraît qu’elle souriait rarement. Elle habitait dans un grand jardin, avec un palais dans un pin.

Elève de « l’école supérieure des jeunes filles » de la rue Voltaire à Genève, Béatrice confiait à son journal intime (« Le carnet en similicuir vert ») sa solitude, le désastre du huis clos familial, et ses premiers poèmes et récits de rêves nocturnes.

Elle dévorait les livres (en commençant par Jules Verne…) et elle aimait l’école.

Sa fascination pour l’Orient allait se révéler avec quelques images : une estampe japonaise de Ando Hiroshige (« La petite maison de thé », 21e station du chemin du Tokaido) dans sa chambre d’enfant… et la vision furtive de la longue tresse d’un Chinois en costume traditionnel devant un magasin de thé au Bourg-de-Four à Genève.

Ensuite, Faculté des Lettres à l’université de Genève (ses professeurs très admirés : Marcel Raymond et Henri Morier…).

Après bien des années, et quelques drames dont nous ne parlerons pas, Faculté de Psychologie et de Pédagogie à l’université de Genève. Afin de chercher à « comprendre » ?

Episode dans une longue vie, enseignement du hatha yoga pendant quatorze ans à Genève et à Begnins (école Anne Lenz-Brugger).

Les séjours en Orient ont commencé en 1964 et continuent à ce jour. Une passion, l’étude des cultures indiennes, puis chinoises et japonaises. L’Inde (Calcutta…) et, très souvent, Singapour, une île dont elle adore la touffeur équatoriale.

Elle a exercé pendant plus de trente ans la profession de psychothérapeute indépendante (membre de l’association suisse des psychothérapeutes ASP), en utilisant ses nombreuses formations complémentaires (à Genève et à Paris), par exemple le rêve-éveillé en psychanalyse selon la méthode Robert Desoille.

Un nouveau drame, ce fut, un 24 juillet 1988, la mort de son fils Pierre-Dominique, à l’âge de vingt-et-un ans, dans un accident de moto.

Depuis 1999, elle se bat contre une maladie auto-immune rare.

Béatrice a reçu de nombreux prix (concours) :

  • Société des poètes et artistes de France, prix de poésie libérée, 1989
  • Prix de poésie libérée, 1992
  • Prix Anaïs Jacquet, 1993
  • Prix Laurent Desvignes pour « Samsara » 1995
  • Prix pour « Miettes de Bonheur », 2002
  • Grand prix de la nouvelle pour « Le thé chez Mariage », 2002


Publications

2000     « Miettes de Bonheur », poèmes, éditions LING (collection culture) Lausanne. Préface de Gérard Salem. En couverture, reproduction d’une gravure originale de Pietro Sarto. Ce recueil a également été tiré à 35 exemplaires numérotés comprenant en frontispice la gravure originale.
2005     « Le thé, une histoire d’amour », nouvelles, éditions Samizdat. Liminaire de Doris Jakubec. En couverture, estampe de Ando Hiroshige, 21e station du Tokaido. « Kelvin l’enfant fou », nouvelle, éditions Petit Samizdat.
2008     « Kelvin l’enfant fou », nouvelle, éditions Petit Samizdat, traduction en anglais. Poèmes publiés dans les revues « Art et Poésie de France », direction Jean-Claude George.
2013     Tabou, éditions Petit Samizdat.
2015     Voler le bec ouvert. Essai suivi de «Quelques images» (poèmes), Grand-Saconnex, Samizdat.

Le ginkgo biloba, mon arbre de vie – Extrait (autobiographique)

Justine au Miroir violet – Extrait

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