De l’amour chez les écrivains genevois


Comme pour tous les écrivains, l’amour offre une source d’inspiration inaltérable aux poètes comme aux prosateurs genevois. De Rousseau à Joël Dicker en passant par Amiel ou Albert Cohen certains des plus grands romans d’amour ont été écrits dans la cité lémanique. Il suffit de songer aux lettres de La Nouvelle Héloïse ou à la passion de Solal dans Belle du Seigneur. L’amour n’est pas que fiction, comme le prouvent le séjour de Casanova à Genève ou les lettres passionnées adressées à sa maîtresse par un professeur de mathématiques.
Il est des écrivaines et des écrivains plus rares, comme Alice Rivaz ou Pierre Girard qui étudient les replis du cœur humain, avec parfois une passion toute scientifique tels Denis de Rougemont faisant revivre le mythe de Tristan et Yseult ou Guy de Pourtalès dans La Pêche miraculeuse. Il y a aussi des liaisons torrides, des amours déchirées, celles de Germaine et Benjamin, qu’on pourrait qualifier de couple people. à dire vrai, le sujet est inépuisable. Et le philtre agit toujours, à travers le temps et l’espace.

Avant propos, Nicole Staremberg

Préface, Bernard Lescaze

Nicole Staremberg
Casanova en clair-obscur : philosophie, libertinage et écriture de soi

Bernard Lescaze
L’amour en vrai : une correspondance amoureuse genevoise en 1760

Léonard Burnand
Transpositions romanesques de la vie amoureuse : Germaine de Staël et Benjamin Constant, un couple en littérature

Luc Weibel
Amiel : aimer ou être aimé, telle est la question

Florence Raviola
Désir d’amour et quête de soi dans La Pêche miraculeuse

Alix Parodi
Amours girardiennes ou de la cristallisation

Daniel de Roulet
La passion selon Denis de Rougemont : une belle et désirable catastrophe

Anne Brécart
Les enfants de Caïn et l’amour passion

Valérie Cossy
Harmoniser un trio désaccordé ? Amour, désir et féminisme selon Alice Rivaz

Extrait de l’ouvrage


Télécharger

Le roman fantastique et de science-fiction à Genève 1816-2016


A quand remonte le roman fantastique ou de science-fiction genevois ? Si l’on écarte les auteurs de Frankenstein et du Vampire, conçus à la Villa Diodati, en 1816, sans aucun doute à Rodolphe Töpffer et aux Aventures du Dr Festus. Mais, dès la fin du XIXesiècle, d’autres noms surgissent comme ceux de Camille Ferrier, d’Albert Trachsel, et, plus tard, ceux de Noëlle Roger et de Charles de l’Andelyn. Au début du XXIe siècle, on se bouscule sur ces espaces littéraires jadis en friche. Les jeunes auteurs font assaut d’inventivité, dans la forme comme dans le fond.
La Société genevoise des Ecrivains est heureuse de publier des nouvelles inédites de Florian Eglin et d’Eric Golay, comme un extrait de la grande saga de Laurence Suhner QuanTika. Trois études sur Camille Ferrier, Noëlle Roger et Charles de l’Andelym complètent le dossier auquel on a ajouté le DVD de Fadri Pinösch F comme Frankenstein, qui boucle le bicentenaire de la créature de Mary Shelley.
Une nouvelle fois, le patrimoine littéraire genevois se découvre d’une richesse insoupçonnée.

Préface, Pierre Strinati

Première partie

Bernard Lescaze,
Pourquoi non ?
A propos de l’imagination prodigieuse de Camille Ferrier

Luc Weibel,
Entre préhistoire et anticipation : Noëlle Roger

René Rieder,
De la Terre à la Lune

Clara Franceschetti,
Polidori et le vampire

Fadri Pinösch,
F comme Frankenstein. Le script 61

Seconde partie : Textes d’auteurs genevois contemporains

Florian Eglin,
L’étrange cas de la statue qui n’était plus là
et de celui qui la cherchait (mollement)

Laurence Suhner,
Vestiges

Eric Golay,
Quatre nouvelles

Extrait de l’ouvrage


Télécharger

Aspects du roman historique genevois


Existe-t-il un roman historique genevois ? Le but des études réunies dans ce volume est de le démontrer. A dire vrai, les auteurs genevois de romans historiques ont souvent cherché leurs sujets dans des lieux exotiques ou des époques durant lesquelles Genève n’existait pas encore, ou à peine. Il suffit de songer à Sismondi, auteur d’un premier roman Julia Severa écrit en 1822 ou à Metin Arditi qui rédige son Turchetto deux siècles plus tard.
Pourtant, bien des auteurs choisissent des sujets genevois dans un cadre genevois, comme Charles Du Bois-Melly au XIXe siècle ou Catherine Fuchs et Micheline Louis-Courvoisier au XXe siècle. C’est à la découverte de ces écrivains qui ont su construire leur oeuvre en s’aidant ou en s’inspirant du patrimoine local, voire régional que ce livre invite.
Qu’il s’agisse de Louis Dumur, de Jean Marteau ou, plus près de nous de Liliane Roskopf, de Martine Ruchat ou de Nicolas Burri, sans parler du remarquable inconnu qu’est Camille Ferrier, ni oublier le roman graphique avec Exem, vous ne manquerez pas d’être étonnés de la richesse et de la variété du patrimoine littéraire historique genevois et vous serez tentés, peut-être, de mieux le connaître.

René Rieder,
« Ce qui les intéressait le plus, c’étaient les hommes »

Matthieu de la Corbière,
La Savoie médiévale vue au XIXe siècle par le roman historique

Alix Parodi,
« Au temps des guerres de Genève,
“Cher lecteur, ces dames du temps jadis….” »

Bernard Lescaze,
Castroleone ou le roman à l’ancienne mode

Nicolas Gex,
La Restauration genevoise de Louis Dumur : Un estomac d’Autriche

Doris Jakubec,
Jean Marteau et le roman historique

Roger Lewinter,
Pommes d’or, mécanique orange

Jean-Jacques Langendorf,
Que vive le roman historique

Liliane Roskopf,
Est-ce que j’écris des romans historiques ?

Nicolas Burri,
Association de mémoires

Martine Ruchat,
Le roman de Solon : les traces historiques d’un récit biographique

Roman graphique

Ariel Herbez,
Pallas et Zinzin, d’Excoffier à Exem

Exem,
L’oeil de Pallas

Extrait de l’ouvrage


Télécharger