La Société Genevoise des Ecrivains (SGE) encourage, avec passion, la création littéraire, tout genre confondu. Elle oeuvre pour la promotion et la défense des écrivains qui ont une relation particulière à Genève et ses environs. Toujours heureuse d’accueiller de nouveaux membres, la SGE accepte en son sein des auteurs qui partagent ses valeurs et son attachement à Genève et sa région. Soutenue par la Ville de Genève, elle participe également à la vie culturelle genevoise et décerne chaque année un prix.

Fondée en 1853 en même temps que l’Institut national genevois, la Société genevoise des Ecrivains (SGE) a pour but l’encouragement à la création littéraire, la défense des écrivains et la protection de la liberté d’expression ; son premier président fut Henri-Frédéric Amiel (1821 – 1874).
La SGE est politiquement neutre et regroupe des écrivains professionnels ou non qui ont une relation particulière avec Genève et ses environs au sens large du terme.

A l’heure actuelle, la SGE regroupe plus d’une centaine d’écrivains hommes et femmes actifs dans l’univers littéraire genevois et/ou étranger, qui ont publié au moins un livre chez un éditeur (pas à compte d’auteur).

Elle participe aux activités et manifestations culturelles et littéraires de la région genevoise telles que Le Salon du livre et de la Presse, La Journée des Ecrivains en Prison organisée par le Pen Club Le Salon du Livre savoyard organisé chaque année à Ripaille ou encore La Fureur de Lire organisée tous les deux ans par la Ville de Genève.

De plus, la SGE décerne chaque année un prix visant à récompenser une oeuvre choisie par son jury : le Prix SGE, financé par la Ville de Genève.
Alternativement, ce prix est décerné par tournus à un roman, une pièce de théâtre, un recueil de poèmes et un essai.

Elle organise également la Fête de la Poésie à l’occasion de La Journée mondiale de la Poésie, le 21 mars de chaque année. A cette occasion, elle attribue un prix de poésie.

Animée par son attachement à ses membres, la SGE se dédie à faire connaître leur talent et passion pour l’art littéraire et s’attache à promouvoir leurs oeuvres, publications et actualité. Bien que la plupart de ses membres soient des écrivains francophones, elle accepte également des écrivains habitués à écrire dans d’autres langues comme par exemple, l’anglais, l’arabe, le kurde ou encore l’albanais.

Le monde de la réalité a ses limites ; le monde de l’imaginaire est sans frontières.Jean-Jacques Rousseau

Message de la Présidente

Chers membres ou futurs membres de la SGE,
Chers amis de la littérature genevoise,

Dans L’Echappée belle. Eloge de quelques pérégrins, texte publié en 1996, Nicolas Bouvier dénonce une littérature romande encore trop souvent réduite à l’expression d’un enracinement dans le terroir, fondé sur l’introspection et les écrits personnels. Tout en reconnaissant à cette littérature sa valeur, il aime à lui en opposer une autre marquée par le nomadisme, l’exil ou la quête. Il envisage cette dernière comme « une manière de ne pas tenir en place qui ont profondément marqué notre mentalité et donc, notre littérature. » A l’instar de celui qui a aboli les frontières géographiques, temporelles et narratives, j’aime à penser que la littérature à Genève et dans sa région, si ouvertes sur l’extérieur et à la diversité culturelle, puisse être multiple. Qu’elle rapproche dans un dialogue fécond le passé et le présent, l’ici et l’ailleurs, l’individuel et le collectif grâce à la pluralité de ses expressions.

A ce titre, forte de son ancienneté mais aussi de son ancrage dans l’actualité, la SGE soutient la création littéraire contemporaine, tout genre confondu et quelles qu’en soient les formes. Elle entend contribuer également activement à la diffusion de la production des écrivaines et des écrivains qui en sont membres, tout en contribuant à faire re-découvrir des figures littéraires du passé. Elle est un lieu d’échanges privilégiés et conviviaux entre auteurs, lecteurs et amateurs d’écriture attachés à Genève et à sa région. Elle participe aux principaux événements du livre et de l’édition qui s’y déroulent. Elle contribue activement à la vie culturelle et littéraire grâce à des lectures-débats, des journées d’étude, des publications et par son prix qu’elle décerne, grâce au soutien de la Ville de Genève, chaque année.

Nicole Staremberg
Historienne et conservatrice